Le trésor de Fontainebleau

 

Trésor dans les bois

 

Une fortune en bijou d’or, platine, diamants, émeraude et rubis à retrouver dans une forêt à 70 Km au Sud de Paris

 

Un trésor authentique d’une très grande valeur jamais recherché avec un appareil adéquat.

 

L’histoire telle que nous la connaissons :

Mars 1972 - Paris. L’ultime locataire du vétuste immeuble du 11 Rue du Poitou (Paris 3ième) passe pour la dernière fois la petite porte d’entrée vers la rue. Le bâtiment a été racheté par une société immobilière du 72 Boulevard Malesherbes dans le 8ième arrondissement. Les locataires ont tous été relogés, l’immeuble est vide et des travaux de reconstruction vont être entrepris sous brefs délais. La démolition est confiée à un petit entrepreneur italien du nom de Danouzio. Son équipe se compose de trois ouvriers qui commencent leur travail au début d’Avril. Il s’agit de vider l’intérieur de l’édifice pour retrouver sa carcasse originale en poutres de chênes sur laquelle seront reconstruits les nouveaux planchers. Au deuxième étage sous les tomettes de la grande pièce, Marcel, l’un des ouvriers découvre une boîte en fer blanc passablement oxydée. Il est fébrile car il pense avoir trouvé la fortune .... mais rien que des vieux papiers en piteux état, illisibles, dont il ne comprend rien des quelques mots qui apparaissent encore clairement ça et là, pas plus d’ailleurs que son patron qui lit à peine le français.

Finalement les documents arrivent entre les mains du promoteur qui ni trouvant aucun intérêt (on trouve des tas de vieux papiers lors de pareilles démolitions) les confia à son tour à l’un de ses amis plus versé dans l’art de restaurer et déchiffrer les anciens grimoires. Les feuilles au nombre de quatre sont dans un pitoyable état à la limite de la destruction totale, surtout que les découvreurs n’ont pris aucun soin en les dépliant et qu’en plus ils ont laissé la  trace de leurs doigts sales sur les feuillets de papier humides en décomposition. L’encre à presque disparue en certains endroits où l’on devine à peine quelques brides de lignes de couleur jaune lavé qui se confondent avec le papier. Les moisissures ont laissé d’énormes auréoles qui compliquent encore plus la tâche du déchiffrement. Après plus de quinze jours d’un travail de bénédictin les documents restaurés et reconstitués entre plaques de verre, furent soumis à un procédé très sophistiqué de lecture aux ultra violets et lumière noire rasante (avec un révélateur). Enfin elles livrèrent leur secret.

 

Texte des documents ligne par ligne (reconstitué à partir des 70 - 80% déchiffrés) :

 

Premier document - Lettre manuscrite à la plume - Papier non ligné - Encre violacée (d’après les quelques lettres qui apparaissaient encore clairement) - Ecriture lancée témoignage d’une bonne culture - Datée en haut et à droite du 15 juillet 1942 – Texte reconstitué : 

Mon très dévoué Henry (Monsieur Henry Pelletier sans aucun doute comme nous allons le voir plus loin), je crains pour notre sécurité, je ne peux pas vous en dire plus. Je vous confie cette mallette qu’Odette vous remettra. Je vous demande de la déposer à l’endroit de notre dernière collation à Franchard, sous la grande roche du haut qui nous a servi d’abris pendant l’orage. Faites un bon trou et dissimulez-la à cet endroit. Prenez la grande chaîne en platine pour votre peine. Je pense que nous aurons la chance de partir dans quelques jours au Sud pour rejoindre l’Espagne, nous récupérerons la mallette au passage. Si un malheur nous arrivait, je vous demande d’en informer mon frère quand il reviendra d’Allemagne car j’ai confiance qu’il revienne un jour. Ne tardez pas. Je vous donnerai des nouvelles dès que nous serons en lieux sûrs. J’ai la plus grande confiance en vous, merci de votre dévouement que nous apprécierons toujours. J’espère que nous nous reverrons bientôt.

Signature illisible commençant par une lettre majuscule G suivie d’un o et d’un l minuscules (Gol .... comme Golstern, Golstein, Golsmith, Golblum, Golman ....Etc )

 

Deuxième et troisième document - Une nomenclature du contenu de la mallette ou du dépôt - Autre type de papier que le précédent document - Papier ligné - Lettres plus petites et méticuleuses - Encre violacée noire (ce qui en restait de visible) - Pas de date – Texte reconstitué :

Une chaîne en or à gros maillons de 70 centimètres

Une chaîne double entrelacée en or de 60 centimètres

Une chaîne en platine de 74 centimètres

Un collier de 44 maillons en platine incrustés pour chacun d’un brillant

Une montre bracelet en or Baume et Mercier (pas de bracelet)

Une montre de poche en or Baume et Mercier, remontoir rehaussé d’un saphir, boîtier guilloché

Une montre sautoir Baume et Mercier, platine et brillants

Une montre de poche en or Patek Philippe

Une montre savonnette en or Patek Philippe

Une montre sautoir Vacheron et Constantin en platine et brillants

Un chronographe Baume et Mercier

Un bracelet en platine (fermoir absent)

Une gourmette en or gravée au prénom de Pierre

Une gourmette en or non gravée

Une bague en platine avec une émeraude de 8 carats environ et 4 brillants aux angles

Une bague platine et un brillant de 5 carats (jonquille)

Une bague or et brillant de 3 carats

Une bague or et un rubis Birman de 6 carats

24 grandes fourchettes en or mode anglaise

24 petites fourchette

23 grandes cuillères

20 petites cuillères

3 louches, une grande et 2 plus petites à sauce

4 lingots d’or fin de 1 kilogramme chacun

1 autre lingot d’or fin entamé d’un bon tiers

Un ?      d’or blanc incrusté de brillants et saphirs

 

Quatrième document :

Même papier que celui de la nomenclature - Papier ligné - Mêmes lettres petites et méticuleuses - Encre violacée noire (ce qui en reste) - Daté en bas du 20 Novembre 1942 - Pas d’en-tête – Texte reconstitué :

Je me suis rendu à l’endroit que vous savez et j’y ai déposé le lendemain ce que vous m’avez confié. Combien de temps durera encore la guerre je ne le sais pas ni Dieu non plus je le crois. Je parts pour Toulouse où je retrouverai des familiers qui m’hébergeront car ici l’hiver reviendra bientôt et  ma santé n’est pas brillante. Je n’ai pas de vos nouvelles, ni Odette que j’ai revue il y a une semaine, ni Monsieur Desjardin que j’ai rencontré par hasard sur les boulevards. Nous sommes tous très inquiets pour votre famille mais je n’ai pas perdu  confiance. Je pense que vous avez déjà récupéré votre bien mais dans le cas contraire je vous laisse cette lettre ici dans cet endroit que vous connaissez car hélas je croix que mes forces m’abandonnent et je ne sais si nous nous reverrons, ni où vous faire parvenir des nouvelles.

Que Dieu nous protège et fasse que nous nous retrouvions un jour.

Recevez mes respectueuses salutations que je vous demande de transmettre à votre famille.

Signature :  H Pelletier  

 

Ce que nous savons :

La première lettre est datée du 15 Juillet 1942. Le 16 Juillet c’est la grande rafle du Vel d’Hiv et ses conséquences désastreuses. Une triste page de l’histoire. Des milliers de personnes furent arrêtées, déportées et beaucoup n’en revinrent jamais. Il est plausible de penser que le propriétaire de la mallette et sa famille en faisaient partie, d’autant que par la suite il n’a jamais donné de ses nouvelles ni à Mr Pelletier ni à ses amis communs (Odette et Mr Desjardin). Quand à Mr Pelletier il ne réintégra jamais le 11 Rue du Poitou. Disparu et probablement décédé peu de temps après son départ de Paris comme le laisse supposer sa lettre laissée à titre de preuve de la tâche accomplie.

Que penser de Franchard : ..... « à l’endroit de notre dernière collation à Franchard, sous la grande roche du haut qui nous à servi d’abris pendant l’orage » dit la lettre. C’est assez vague tout en étant très précis pour des personnes qui connaissent le coin. Il existe effectivement un lieu vers le sud de Paris, à Fontainebleau exactement, nommé les Gorges de Franchard. Juste avant d’arriver par le sentier de la forêt à cet endroit on est entouré de collines à droite comme à gauche, lesquelles sont effectivement surplombées de grandes roches qui peuvent très bien servir d’abris en cas d’orage subit. Le sol est constitué de sable blanc permettant facilement d’y faire un « bon trou ». Ce lieu est fort connu depuis longtemps des randonneurs, promeneurs et amateurs de pique-nique du dimanche en forêt. 

Les objets décrits sont tous de petite taille et de grande valeur, certainement la propriété d’un bijoutier ; n’oublions pas qu’ils devaient être dissimulés durant un long parcours périlleux, vers le Sud de la France, vers l’Espagne. On peut également penser que la mallette fut bien récupérée par son propriétaire lors de sa fuite et qu’il a omis  par la suite de donner de ses nouvelles ? Hypothèse peu vraisemblable si l’on considère qu’il avait certainement de très nombreux amis et connaissances à Paris et que plus de quatre mois se sont écoulés sans qu’il leur donne signe de vie pour les rassurer.

On peut se demander également pourquoi avoir confié ce trésor à un tiers chargé de dissimuler le bien à plus de 60 Km de Paris ? L’urgence de la situation explique certainement cette décision du propriétaire qui devait avoir pleine confiance en Mr Pelletier, vraisemblablement l’un de ses anciens employés d’une grande confiance, lequel pouvait transporter la mallette et sortir de Paris avec facilité et  beaucoup moins  de risques. 

Ces documents ne furent jamais publiés, ils sont demeurés en la possession d’un parisien qui rechercha le dépôt sporadiquement durant plus de 20 ans avec divers détecteurs VLF (un détecteur militaire de la dernière guerre et deux modèles anciens de White’s et Garrett) mais jamais avec l’appareil idéal pour ce genre de recherche … un un détecteur à Inductions Pulsées à tête elliptique par exemple aurait fait son affaire. Ce Monsieur est décédé à l’âge de 74 ans et son épouse nous a aimablement communiqué une copie des documents et un mémoire, en nous précisant « j’ai passé bien des dimanches à Franchard alors que mon mari arpentait les collines .. il n’a récupéré que d’innombrables boites de conserve enterrées par les campeurs, il les ramenait à la maison pour les examiner méticuleusement …  et enfin les jeter à la poubelle … il a pour le moins contribué au nettoyage de la forêt … bonne chance à vous. »

 

Conseils : Inutile de chercher avec un détecteur ludique, car le dépôt doit être assez profond (comme la plupart des bon magots), à notre avis il doit se situer entre 60 et 80 cm de profondeur, suffisant pour enterrer une petite mallette en toute sécurité et permettre au  propriétaire de la récupérer rapidement lors de son passage. Vous aurez certainement, avant d’atteindre les couches plus profondes, à « nettoyer » les ordures superficielles que les pique-niqueurs avaient coutume d’enterrer. Utiliser un détecteur à Inductions Pulsées et une tête performante et de petite taille (elliptique de préférence) car avec un cadre vous ne pourrez jamais manoeuvrer sous les roches. Une roche qui peut abriter quelques personnes en cas de pluie …  « à l’endroit de notre dernière collation à Franchard, sous la grande roche du haut qui nous a servi d’abri pendant l’orage » … il ne doit pas y en avoir des centaines aux abords de ce lieu répondant à cette description !

Alors si le cœur vous en dit et si vous avez la patience d’ausculter chaque pied de roche du site en question avec un bon détecteur à Inductions Pulsées du type Deepers 8 AT, la fortune vous attend peut être.

 

Code de bonne conduite : Se renseigner sur les règlements et les respecter - Ne rien détruire - Reboucher les trous - Ne pas laisser sur place pas les déchets rencontrés, les emporter chez soi pour les jeter à la poubelle – comportez-vous comme un gentleman en toute circonstance…. « Bonne chance à vous » et si vous trouvez soyez aimable de nous le faire savoir, anonymement soit si vous le désirez mais en nous donnant la description de la mallette et sa particularité … alors nous vous croirons.

 

Ces renseignements sont fourni à titre gratuit. Toute recherche effectuée par un tiers n’engagera que sa propre responsabilité.  

 

Alain Châtillon, Président Latincom-Mex SA & Deepers Detector Co

 

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